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once you play god

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once you play god
tw : troubles psy, mort


Il y avait un problème dans son univers, un problème insidieux qui s’était faufiler entre ses pensées au fil des mois, voire des années, et Arcelia était bien décidée à y mettre un terme. Elle avait découvert des choses étranges qui se déroulaient sous sa propre caboche, et elle ne savait vraiment pas à qui se confier à ce sujet. Certainement pas à des gens d’Icarus ; même si elle faisait confiance à leur objectif global, à leur volonté de faire le bien et de protéger la veuve et l’orphelin, elle n’avait plus confiance en ceux qui la côtoyaient au quotidien. Donc, elle devait trouver de l’aide ailleurs.

Mais l’aide ne pouvait pas provenir de Theseus, n’est-ce pas ? Elle avait cherché un long moment comment résoudre le problème qui fourmillait sous son crâne – on avait joué avec ses souvenirs ce qui représentait une énorme faille de sécurité dont elle avait même du mal à en saisir toutes les conséquences –, et une seule structure lui avait sauté aux yeux. Le Memento. Seul problème à l’horizon ? Sa célèbre affiliation avec les pires concurrents d’Icarus. Même si Arcelia était déterminée à l’idée de trouver comment retrouver la réalité dans les illusions de ses souvenirs, elle ne l’était pas assez pour mettre en péril tout ce qu’elle avait construit depuis toujours. Mais il se disait des choses, sous le manteau, des rumeurs infondées que personne n’avait jamais pu prouver. Des on-dits qui couraient dans les dossiers d’Icarus, qui étudiaient scrupuleusement tout ce que faisaient ses adversaires. Mais rien qu’on ne puisse prouver. Rien même qui ne semble pertinent ou réaliste. On chuchotait que des monstres vivaient dans les caves du lieu, mais Arcelia savait que les monstres vivaient en eux, et n’étaient pas des silhouettes sombres cachées au sous-sol. Mais cela ne lui disait rien de plus sur de potentiels méfaits du Memento. Retour à la case départ.

Alors Arcelia n’avait plus qu’une possibilité. Le culot. Ça lui avait toujours bien réussi jusque-là. Il faut juste qu’elle ne se fasse pas repérer par les autorités ou que personne ne s’interroge sur la présence d’une Sept dans les locaux du Memento. Elle s’esquive de sa villa en faisant attention de ne pas être suivie – les paparazzis en ce moment se déchaînaient assez sur les Sept avec le bordel de l’élection des Sept, le départ de Bonnie et d’Elvira… Elle avait encore espoir de passer inaperçu, noyée sous les rebondissements qui impactaient plus cet idiot de Theodore.

Elle se faufile dans le Nexus, il est tard, presque l’heure de la fermeture officielle annoncée sur les réseaux. Les hématomes ont heureusement disparu de son visage, même si elle est devenue adepte du maquillage pour masquer tout ça. Et puis au pire, si elle se fait reconnaître, elle pourra toujours se cacher derrière le meilleur des mensonges – enquête du côté d’Icarus. Theseus risque de ne pas aimer, et le Memento encore moins, mais elle n’est plus à ça près. Après tout, tout ce qu’on lui a dit depuis toujours n’est qu’un mensonge. Alors un de plus ou un de moins… Elle débarque dans le hall d’entrée, prend une profonde inspiration avant de me planter devant la standardiste. « Bonjour, j’ai besoin de voir un responsable. Maintenant . » Elle sait qu’on obtient plus souvent des résultats en étant agréable, mais elle n’a plus le temps ni l’envie de l’être. « Vous avez foutu le bordel dans ma tête et il faut réparer ça, sinon vous allez en entendre parler ! » Elle sait très bien que l’affaire Oak a laissé des dégâts sur la réputation de l’établissement. La gentille secrétaire ne laissera certainement pas une telle chose se produire… et j’espère qu’elle m’enverra auprès de la personne la plus haut placée. Peut-être même Miriam Kotora ? La figure presse des lieux…

ft. @Marika Kotora
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ONCE YOU PLAY GOD« La meilleure des douches ne vous lave pas de toutes nos humeurs »
- Daniel Pennac

Longue lassitude héritée d'une énième journée dénuée de répit. Aux prémices de la nuit, qui aurait pu reprocher à Charybde cette posture déployée, échine renversée sur un dossier tendre aux bras accommodants ? Le visage offert au plafonnier, elle avait saisi de folles minutes sans retenue aucune, appréciant de ses yeux clos l'Instant calme. Son souffle avait trouvé le rythme béni des paisibles et la tiédeur de son inspiration muselait son esprit si prompt à la crispation.
Peut être fallait-il remercier la mélodie délicate que soufflait cette enceinte à l'éclairage blafard. Là-bas, un interprète d'Händel courait sur les touches d'un piano, oscillant entre pesanteur du cœur et légèreté des envolées. Les ascensions si justement rythmées avaient discipliné la tension de la femme, qui n'osa pas remuer le moindre doigt en écho. Poussière suspendu dans les airs, elle se tenait là, figée dans un temps qui avait pris les traits d'Eden..
...
...
...

ePhone
🔊🔊 🔊🔊

Un grognement sourd monta dans la gorge de Marika. Les mains en serres sur ses accoudoirs elle flotta inéluctablement vers la réalité. Si peu légère.
Cruellement moins harmonieuse.
Ses paupières de plomb consentir à exposer leurs iris clairs à la lumière, et de discrètes veines oculaires se fendirent de rouge. N'était-il pas l'heure de débaucher ?
L’œillade décochée aux chiffre lumineux de l’enceinte lui arracha une grimace.
Il s'en était fallu de quelques minutes. Foutus tardifs

Marika Kotora

La main avait saisi le cellulaire sans grande conviction, et son silence avait le rôle de la politesse. Ses employés n'avaient plus l'âme à s'offusquer, tant il était doux de cueillir ses silences engageants.

Standardiste
Une réclamation. La cliente demande un entretien.

Marika Kotora
Renvoyez-là au service approprié


L'agacement avait percé le ton de sa voix. Sécheresse au bout des lèvres.

Standardiste
Je crois que vous devriez la recevoir...

Charybde se redressa brusquement, comme saisie d'une soudainement électrisation. Était-ce l'audace ou l'inquiétude qui l'avait rendue insistante ? Il y avait dans ces deux possibilités de quoi glacer l'Insouciance même.
Sans même prendre le temps des offenses, elle écarta le combiné de ses lobes pour sonder la bâtisse.  Les dédales du lieu n'avaient plus le moindre secret pour ses déchirures et celle-ci épousa le standard sans prendre le temps de la ballade.

Non, celle-ci, elle ne l'avait jamais goûtée. Nouvelle saveur au buffet, rien de prémâché , incompréhension totale face à cette réclamation infondée.
La mâchoire se crispa derechef et elle senti une masse de frustration grossir sous sa poitrine. Son regard se planta dans le bois de la porte qui la narguait, face à elle. Les ridules se partageant la ligne sourcilière, elles, se creusèrent. Froncées

Marika Kotora
Accompagnez-là

La main de Charybde raccompagna le téléphone face à elle tandis que le standard mettait fin à l'appel. L'éclairage de l'appareil s'obscurcit faiblement, laissant la dame se noyer dans ses pixels affadis.
Etrange.
Agaçant.
Les mots tournaient dans son esprit et achevaient d'y chasser les dernières quiétudes phoniques.
Une ultime note la fit presque sursauter, la tirant de sa catharsis. Allez Charybde, déploies tes eaux et abrège ce ridicule entretien d'un frottement de dent.

Elle laissa retomber l'appareil sur son bureau et abattit un index résolu sur l'enceinte. Se redressant afin d'étirer sa carcasse engourdie, elle appliqua une main de maître sur les pliures de son costume et lui redonna contenance. Les traits de son faciès eux, se gravèrent dans la pierre, signe alarmant d'une patience refroidie. Et,
Alors que,
Déjà,
les pas résonnaient derrière le dernier obstacle avant son antre,
elle se rassit avec une douce mesure, croisant ses doigts filins sur le bois du meuble, bien décidé à ne pas en céder la moindre écharde.

Marika Kotora
Entrez

Le timbre se fit étroit, violence passive dans cet éclat haché. Il s'était dressé d'autorité, avant que la moindre main n'ait eu l'occasion de faire injure au battant.
Oui qu'elle entre.

ft. @Arcelia Serna
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Il faut croire que l’intimidation fonctionne, ou alors la standardiste a réalisé qui était Arcelia, et qu’il ne fallait pas l’embêter maintenant. Surtout pas après l’attaque de l’usine, où le visage de Valkyrie et son visage tuméfié, son corps ensanglanté ont fait le tour de tous les médias. Elle n’est pas certaine d’avoir été reconnue, mais si c’est le cas, elle le saura bien assez tôt. Les réseaux sociaux de nos jours sont encore plus efficaces qu’un feu de poudre. En tout cas, la voilà au cœur du labyrinthe de Minos, à jeter des coups d’œil ici et là, suivant docilement désormais la pauvre employée qui n’a rien demandé de tout ça. Peut-être qu’elle s’y retrouve, telle Dédale, mais ce n’est pas le cas d’Arcelia, qui y voit seulement l’enveloppe d’une coquille qu’elle s’apprête à transpercer comme un vautour. Elle ne sait même pas quel est l’objectif de son plan. Elle est entrée comme un bulldozer au Memento, sans vraiment réfléchir, un peu comme elle avait pris son combat à bras le corps dans l’usine. Sans en connaître l’issue.

Quand finalement elles parviennent devant le bureau du fameux « responsable » qu’elle est censée rencontrer, elle entend nettement une voix claire et scintillante prononcer le mot magique : Entrez. La standardiste soupire entre deux inspirations, avant de lui indiquer qu’elle s’apprête à rencontrer Madame Kotora. Arcelia s’imagine directement rencontrer Miriam, celle dont le visage apparaît partout et quand elle pénètre dans le bureau elle… tombe sur un visage inconnu. Elle ne laisse pas paraître son incompréhension, ne sourit pas plus. Elle reste malgré tout polie, car si elle pensait pouvoir obtenir plus en beuglant, elle aurait utilisé une autre méthode dès le départ.

« Je vous remercie de prendre le temps de me recevoir. » La porte s’est refermée derrière la Sept, et elles ne sont alors plus que deux, l’une face à l’autre. Arcelia se demande bien sûr si la fameuse Madame Kotora sait qui elle est. Elle n’aimerait pas dévoiler cette information si possible mais… c’est certainement illusoire. « Mais vous n’êtes pas Miriam, n’est-ce pas ? » Juste pour s’assurer qu’elle n’a pas totalement perdu les cartes.

Elle esquisse quelques pas dans le bureau professionnel, scrute la femme qui lui fait face – le visage taillé à la serpe dans la pierre, le costume tiré à quatre épingles… Cette bataille qu’elle s’apprête à mener risque d’être plus complexe qu’escompté. « J’imagine que nous avons toutes les deux des choses à faire, alors ne perdons pas plus de temps. »

ft. @Marika Kotora
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ONCE YOU PLAY GOD« La meilleure des douches ne vous lave pas de toutes nos humeurs »
- Daniel Pennac


Marika haussa le sourcil et esquissa un sourire amusé.
La femme qui venait d'entrer n'avait rien du quidam lambda. Outre son assurance et son franc parlé, elle portait sur elle une bien meilleure raison de divertir la quarantenaire : Ce joli petit minois.
Elles s'étaient déjà vues.
Non erreur.
Charybde, l'avait déjà vue.
Cette dernière pencha légèrement la tête sur le côté, mélange de perplexité et de récréation. Aurait-elle éclaté de rire que que son expression aurait gâche la surprise. *Oups*
Avait-elle réellement attiré l'attention des Septs ? Pourtant méticuleuse en matière de circulation de l'information, la dame avait cruellement joué avec les limites et les incidents que l'on imputait au Memento n'avaient pas encore rejoint le rang des mythes. L'arrivée de cette chère Valkyrie II ne faisait pourtant pas écho à un quelconque scandale.
Une arrivée en solo.
Alors que son interlocutrice attendait qu'elle prenne parole, Marika lui désigna le fauteuil du menton,  s'astreignant à ne pas la quitter du regard.
Les mots devraient être pesés.

Marika Kotora
Bonjour


Le premier, politesse.
Le premier, épine dérangeante. Lentement glissée.

Marika Kotora
Vous me voyez navrée, ma sœur a d'autres occupations plus « assorties » que celle de recevoir des réclamations.


Marika croisa ses jambes et s'adossa confortablement contre le dossier de son fauteuil. Ses bras trouvèrent leur accoudoirs et c'est sur sa cuisse que reposèrent à présent ses droits croisés. Miriam faisait des prouesses dans bien des domaines, lesquels avaient la fâcheuse tendance d'occuper une majeure partie de son temps. Que son invitée s''attende à la trouver à cet office trahissait sa méconnaissance des lieux. Charybde devinait aisément que leur campagne publicitaire avait encore frappé... et en éprouvait un discret soulagement. Pas de fuite à l'horizon.
Sa posture avait tout de l'invitation à continuer. Être à l'écoute ne l'empêchait pas de porter sur elle l'aura d'arrogance agaçante d'un chef d'entreprise bien trop sûr de lui. « Quelles choses plus « importantes » pouvait elle avoir à faire » criait son attitude hautaine. « Entendons vos caprices » murmuraient les ridules de part et d'autres de ses yeux plissés.

Marika Kotora
Je vous écoute

- Se contenta-t-elle d'ajouter, d'une patience exagérée ,
Presque joviale.

Valkyrie II. Les récents événements avaient défrayé la chronique. Nul n'était censé ignorer le sacrifice de l'une des septs, LadyHawk, dont la mort avait fini d'emplir les cœurs de parades héroïques. Quoi de plus vomitif qu'un héro sacrifié au profit des innocents. Le tableau caricatural était honteux aux yeux de Charybde : Tant de personne trouvait la mort à chaque instant, et quelle gloire leur décernaient-ils ? Avaient-ils moins fait pour leurs pairs ? Participer à cette machination médiatique ne plaçait pas cette jeune recrue dans les petits papiers de Marika : Soit elle avait la pourriture nécrosante des instigateurs de cette mascarade,
Soit la naïveté impardonnable de croire en celle-ci.

ft. @Arcelia Serna
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La blonde en face d’elle est tirée à quatre épingles et très jolie, mais loin d’être solaire. Elle possède cette glace du même genre que celle d’Arcelia – une armure que les femmes de pouvoir sont bien obligées de se forger au risque de se faire dévorer vivante. La voilà qui penche la tête, semblant presque perplexe et… amusée ? Arcelia manque de lever un sourcil, mais son masque est toujours bien en place, ne dévoilant pas une émotion. Pourquoi est-elle amusée ? Voilà une donnée qu’elle garde en tête.

Mme Kotora lui indique un fauteuil du menton et Valkyrie obtempère, consciente qu’elle va devoir traverser cette conversation comme un funambule son fil – et c’est certainement une caractéristique que la Sept en possède pas particulièrement. La capacité à se sortir d’un mauvais pas de par les mots. Elle est plus habituée à utiliser ses poings. « Vous me voyez navrée, ma sœur a d’autres occupations plus « assorties » que celle de recevoir des réclamations. »  Cette fois, elle lui tire un sourire plutôt franc – elle aime l’acidité de la dame. C’est un langage qu’elle connaît mieux. « Ne soyez pas navrée, je préfère m’adresser à celle qui est en mesure de m’écouter. » Ce n’est pas une critique, peut-être juste une petite pique pour lui indiquer qu’elles sont sur la même longueur d’onde. Et puis… quelque part, cela lui rappelle la dualité qu’elle a elle-même avec sa sœur ; Aurora sous les projecteurs, la plus belle, la plus douce, la plus grâcieuse, celle qui dansait comme une ballerine dès la petite enfance. Elle est à deux doigts de faire une remarque à ce sujet, se retient. Après tout, elle ne connaît rien de la relation des Kotora, ce n’est peut-être pas le bon moment de s’embarquer sur un terrain miné.

La femme d’affaire s’adosse contre son fauteuil, retrouve ses marques pour se mettre à l’aise, devient alors la reine d’ivoire prête à entendre mes doléances. « Je dois avouer que je préfère parler avec l’ombre de l’entreprise plutôt que son visage public. J’imagine que vous savez qui je suis, alors je ne vais pas faire de courbettes plus longtemps. Je ne suis pas une menace, et mon but n’est clairement pas de vous faire perdre votre temps ou de vous mettre en danger. » Le sous-entendu est pourtant assez clair, Mme Kotora n’a pas atteint ce statut sans comprendre quand elle est en position de force ou de faiblesse. Ne dites rien sur ma venue ici, ou vous le regretterez. Arcelia ne tient pas à dévoiler toutes ses cartes pour le moment, alors quelques menaces fantômes feront bien l’affaire pour le début de cette conversation. « J’ai beaucoup à perdre en étant dans ces locaux, mais aussi ironique que cela puisse paraître, vous êtes les seuls qui sembliez encore assez neutres dans le paysage de New Blossom. J’ai besoin de vos services. J’ai besoin que ce soit discret. Et quand j’ai besoin de quelque chose, je fais toujours tout pour l’obtenir. » Simple, efficace. Sa voix froide et implacable ne laisse pas place à la discussion. « Mais il semble que j’ai besoin de vous dans cette équation. Donc, de quoi vous, avez-vous besoin ? Et seriez-vous en mesure de pouvoir m’aider, en ces termes ? » Aka, en restant neutre ? Après tout, peut-être qu’elles peuvent travailler en bonne intelligence pour le moment. Si toutes les alertes de Valkyrie II sonnent sous son crâne – tu ne pourras jamais faire confiance à personne, ma fille –, elle ne peut décemment pas rester avec une porte dérobée dans sa tête. C’est hors de question.

ft. @Marika Kotora
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